Déclaration du collectif des ex-travailleurs journaliers permanents
Texte intégral de la déclaration publique du 16 juillet 2026 : audit fiscal, mainlevée des comptes, reprise immédiate des négociations. Un appel aux autorités sénégalaises et à l'Ambassade de Chine à Dakar.

Déclaration publiée par le collectif le 16 juillet 2026. Le document original figure en tête de cet article ; son texte intégral est retranscrit ci-dessous. Conformément à notre méthode, les patronymes sont caviardés dans le document comme dans la retranscription — seules les fonctions sont conservées.
Déclaration
NOUS, les 800 travailleurs licenciés abusivement par la société Sénégal Pêche depuis juillet 2020,
DÉCLARONS
Sénégal Pêche étant une filiale de CNFC, une grande société nationale de pêche et de produits halieutiques de la République de Chine, ayant comme partenaire au Sénégal son Directeur Général Adjoint.
Durant plus de 20 ans, la société Sénégal Pêche nous prélevait l’impôt sur le revenu (IRP) et le TRIMF en tant que travailleurs journaliers permanents, sans aucune couverture sociale — ni IPRES, ni Sécurité sociale. Des prélèvements effectués sans situation matrimoniale et sans contrat à durée indéterminée, ce qui est illégal.
Nous exigeons un AUDIT FISCAL de cette forfaiture.
Durant plus de 6 ans, nous courons derrière la justice : 3 ans en première instance et 3 ans à la cour d’appel du tribunal du travail de Dakar, avec l’assistance de notre avocat, mais jusqu’à présent, pas de délibération définitive.
Six ans, c’est trop.
La reprise des négociations
Raison pour laquelle nous exigeons la reprise immédiate des négociations à l’amiable qui étaient proposées par la direction générale de Sénégal Pêche.
Négociations interrompues par un différend qui oppose la direction générale et son partenaire principal. Un conflit d’intérêts que nous dénonçons vigoureusement, car il a anéanti tous nos espoirs.
Ce conflit d’intérêts a entraîné le blocage des comptes bancaires de la société Sénégal Pêche. Nous réclamons donc une MAINLEVÉE des comptes, pour faciliter la poursuite des négociations interrompues.
Notre appel
Nous lançons un appel PRESSANT aux autorités sénégalaises et à Son Excellence Monsieur l’Ambassadeur de la République de Chine à Dakar, pour faciliter une reprise immédiate des négociations à l’amiable entre les 633 travailleurs journaliers permanents et la Direction Générale de Sénégal Pêche, afin d’abréger les souffrances de 633 travailleurs et de leurs familles.
NOUS RÉCLAMONS UNE SOLUTION DÉFINITIVE À CE CONFLIT. SIX ANS DE GALÈRE, C’EST TROP.
Dakar, le jeudi 16 juillet 2026.
Pour situer ce texte
800 et 633. En juillet 2020, Sénégal Pêche a licencié environ 800 travailleurs. Sur ce nombre, 633 se sont constitués en collectif pour porter l’affaire devant la justice. C’est ce collectif qui s’exprime ici, et c’est pour ces 633 dossiers que les négociations sont réclamées.
CNFC. La déclaration établit un point que le reste du dossier n’abordait pas : Sénégal Pêche S.A. est présentée comme une filiale de la China National Fisheries Corporation. C’est ce qui fonde l’appel adressé à l’Ambassade de la République populaire de Chine au Sénégal.
Six ans, répartis. La procédure se décompose en trois ans de première instance et trois ans d’appel — une précision utile pour comprendre où en est le dossier.
Voir aussi nos cinq demandes et l’état des procédures.
Mots-clés
- déclaration publique
- CNFC
- audit fiscal
- mainlevée des comptes
- cour d'appel de Dakar
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